Procès d’Orelsan : l’association Ni Putes Ni Soumises se dit “déçue mais pas étonnée” de la décision du tribunal

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Le rappeur, poursuivi par l’association Ni pute Ni soumise pour “provocation au crime” pour sa chanson “Sale pute” a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel de Paris.

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Les juges du tribunal correctionnel de Paris ont suivi à la lettre la réquisition du parquet qui avait requis l’indulgence, en mai dernier. Ils ont prononcé la relaxe d’Aurélien Cotentin, alias Orelsan.

L’avocat du rappeur, Me Simon Tahar, a salué ce jugement. Revenant sur ce qu’il a appelé le "procès de la liberté d’expression et de la création", Me Tahar a affirmé que cette décision rendait "justice" à son client car ce dernier avait "vécu des mois difficiles".

D’abord étonné puis affecté par cette affaire, le rappeur avait tenu à rappeler, lors de l’audience, que sa chanson intitulée "Sale pute" était une fiction dans laquelle il interprêtait un homme ivre de haine quand il apprend que sa copine le trompe. A l’entendre, il n’appelait en aucun cas au passage à l’acte. Pour l’avocat, "on a oublié que c’était une création dans laquelle il s’est mis en scène".

"Alerter l’opinion sur le vide juridique de la condition de la femme en France".

A la suite de la polémique autour de la chanson, Orelsan avait été écarté de certains concerts. "On l’a empêché de s’exprimer, notamment avec une intervention de Mme Royale à La Rochelle", a déclaré Me Tahar. Toujours selon l’avocat, le rappeur a bénéficié de la relaxe car "les éléments du délit retenu n’étaient pas réunis".

De son côté, l’association Ni Pute Ni Soumises, à l’origine de la plainte déposée en 2009, se dit "déçue mais pas étonnée" de la décision du tribunal. Interrogée par L’Express, la présidente de l’organisation, Asma Guenifi s’estime "déjà très contente qu’il y ait eu un procés". Pour elle, "il ne s’agissait pas de s’acharner sur le chanteur mais bel et bien d’alerter l’opinion sur certains propos et sur le vide juridique de la condition de la femme en France".

Il y a "certaines limites à ne pas dépasser Lire la suite sur lexpress.fr

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