Affaire Florence Cassez : des personnalités mexicaines qui soutiennent la Française

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Une semaine avant l’examen de son affaire devant la Cour suprême du Mexique, elles choisissent la presse mexicaine pour exprimer leur désaccord contre l’incarcération de la française.

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L’ombudsman (médiateur) de la ville de Mexico, des ex-ministres et des juristes, ont exprimé mercredi dernier devant la presse leur soutien à la Française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements. Lors de cette conférence de presse, ces sept personnalités ont apporté leur appui au projet du juge Arturo Zaldivar qui doit proposer le 21 mars prochain, la libération immédiate et absolue de la Française devant la première chambre de la Cour suprême, composée de cinq membres.

« La justice mexicaine a une histoire d’arbitraire et Cassez ne fait que nous montrer dans un miroir ce qui se passe dans notre système judiciaire », a dit Ana Laura Magaloni, directrice des Etudes juridiques du Centre de recherche et d’enseignement économique (CIDE), en relevant les vices de procédures du dossier. Ignacio Morales Lechuga, ancien ministre de la Justice (1991-1993) quant à lui, s’est déclaré « indigné par le traitement infligé à Florence Cassez, une personne qui ne devrait pas être en prison parce que n’existe contre elle aucune preuve ».

Emprisonnée depuis 6 ans et 3 mois, la Française a toujours clamé son innocence. La réunion d’hier était organisée par Eduardo Gallo, ex-président de l’association "Mexique uni contre la délinquance", dont la fille, alors âgée de 25 ans, avait été enlevée puis assassinée en 2000. « Ce qui me touche c’est que ma fille m’a conduit sur le chemin de la justice », a-t-il déclaré. L’activiste a mis en cause la crédibilité des supposées victimes, témoins de l’accusation qui sont intervenus la veille auprès des juges de la Cour suprême pour éviter que la Française soit libérée. Ces témoins, a-t-il dit, « ont perdu leur crédibilité en raison des contradictions de leurs témoignages devant la police ».

Miguel Carbonel et Luis de la Barreda, tous deux de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), ainsi que Luis Gonzalez Plascencia, président de la Commission des droits de l’homme (ombudsman) de la ville de Mexico ont insisté sur le fait que le droit des victimes ne peut être garanti que par le respect par les autorités des procédures d’un procès équitable. Alors que Jorge Castaneda, ancien ministre des Affaires étrangères, concluait son propos en dénonçant le non respect des droits consulaires de Florence Cassez.

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