Christian Jacob réélu président du groupe UMP à l’Assemblée nationale dès le 1er tour

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Christian Jacob a été réélu, ce mercredi, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale en l’emportant, dès le premier tour de scrutin face à Xavier Bertrand et Hervé Gaymard.

Le député de Seine-et-Marne, 52 ans, patron des députés UMP depuis novembre 2010 et proche de Jean-François Copé, a recueilli 117 voix contre 63 à Xavier Bertrand, allié à François Fillon, et 17 à Hervé Gaymard.

A l’Assemblée, les soutiens de Jacob étaient sûrs de sa victoire face à Bertrand. Ses proches assuraient depuis hier disposer de la moitié des suffrages.

“Est-ce-que j’ai l’air inquiet ?”, sourit un fidèle de Jean-François Copé. Malgré les nombreux contacts pris par Xavier Bertrand ces dernières 48 heures, les proches de Christian Jacob ne peuvent croire que la réélection de leur favori se dérobera. Eux revendiquent une centaine de voix en leur faveur, soit la majorité des députés qui voteront en fin de matinée ce mercredi. Les bertrandistes en recensaient 80 en début d’après-midi lundi. Hervé Gaymard rassemblaient le reste, soit une vingtaine de suffrages.

Tous ces calculs ne sont évidemment pas gravés dans le marbre. Le vote se déroule à bulletins secrets et la géographie des votes est parfois difficile à saisir. “Certains disent oui à tout le monde”, raconte ainsi un connaisseur de ce type de scrutin. Mais, en novembre 2010, quand il a fallu prendre la succession de Jean-François Copé, l’entourage de Christian Jacob avait vu juste dans le décompte des soutiens, avant même le vote. Enfin, “il ne faut pas oublier qu’il a été élu président des Jeunes agriculteurs. Alors, les élections internes, il connaît”, rappelle un proche.

Le député de Seine-et-Marne est donc en bonne position pour rempiler à la tête du groupe, même si son influence sur ses collègues n’a jamais été aussi importante que celle de son prédécesseur, Jean-François Copé. Ce qui pèse en sa faveur, c’est justement l’envie des UMP de ne pas se lancer dans la lutte pour la tête de l’UMP dès aujourd’hui.

“Jacob, sans notes, il est perdu.”

Ainsi, la rumeur selon laquelle Nicolas Sarkozy aurait soutenu Xavier Bertrand dans sa tentative de briguer la tête de l’UMP, aurait agacé plusieurs parlementaires. "Les chapeaux à plumes ne doivent jamais se mêler d’une élection de groupe", prévient un cadre du parti. François Fillon s’est d’ailleurs bien gardé d’afficher son soutien à Xavier Bertrand. Aussi parce qu’il ne veut pas être associé à une défaite dans ce qui est, malgré tout ce que peuvent dire les leaders de droite, une première manche de la bataille qui sera menée jusqu’au congrès de novembre prochain. Lire la suite sur lexpress.fr

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