Côte d’Ivoire : le tout nouveau président du parlement milite pour le rassemblement

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L’ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro élu lundi dernier nouveau président de l’Assemblée nationale (PAN), a été investit le même jour.

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Quoi qu’on puisse dire, le chef de l’ex-rébellion devient ainsi le deuxième personnage de l’Etat. Conscient de cette lourde responsabilité qui l’attend, Guillaume Soro veut se poser comme un « rassembleur des Ivoiriens ». D’ailleurs, il l’a ouvertement affirme lundi dernier, lors de son investiture. « Je veux être digne de cette prestigieuse institution en travaillant sans relâche au rassemblement des Ivoiriens », a-t-il affirmé, lors de son discours de la circonstance, près d’un an après la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait quelque 3.000 morts. Et au nouveau PAN de rajouter : « Au moment où nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire de notre nation, la Côte d’Ivoire a besoin au plus vite que toutes les énergies institutionnelles se conjuguent pour réaliser ensemble l’édification du pays ».

Le nouveau président du parlement ivoirien, seul candidat en lice, a obtenu 236 voix sur 249, soit 94,77% des suffrages exprimés, lors de l’élection qui a eu pour cadre la Fondation Houphouët-Boigny de Yamoussoukro (centre, capitale politique). M. Soro, aura 40 ans le 8 mai prochain (l’âge minimum pour être élu président de l’Assemblée), a été soutenue par le Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) et son grand allié du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Ces deux grands partis ont remporté avec de petites formations la quasi-totalité des sièges, soit plus de 90%. Son élection à l’unanimité n’a pas laissé indifférents quelques personnalités de l’’auguste chambre. Pour Alphonse Djédjé Mady, responsable de la coalition, « le pays nous appelle. Il faut que ce plébiscite soit le départ d’une union retrouvée et d’une fraternité affirmé  », a-t-il souhaité.

L’élection de M. Soro intervient ici dix ans après celle de Mamadou Koulibaly en 2001 (ex-proche de M. Gbagbo), dont le mandat normal de cinq ans, n’a jamais été renouvelé, en raison des troubles dans le pays. Dans un communiqué, le chef de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, Bert Koenders s’est félicité de cet évènement qui complète l’architecture institutionnelle ivoirienne après l’élection présidentielle houleuse du 28 novembre 2010. Guillaume Soro, élu de la circonscription de Ferkessédougou (nord), était le seul candidat en lice. Un remaniement ministériel est prévu dans les prochains jours, après la démission jeudi de M. Soro et de son gouvernement intervenu trois mois après les législatives de fin 2011.

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