Eléphants massacrés au Cameroun : Controverse autour des chiffres avancés par le gouvernement

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Plus de 500 éléphants ont été abattus dans le Parc national de Bouba Ndjidda (Nord du Cameroun) depuis le début de l’année par des braconniers soudanais et tchadiens.

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C’est l’annonce faite, hier, par Paul Bour, le directeur du centre touristique. On est loin des 128 annoncés par le gouvernement camerounais, le 29 février dernier.

L’homme fait savoir que les pachydermes massacrés en moins d’un mois, sont à plus de 500 voire plus de 600. D’ailleurs, à l’unanimité, les travailleurs du parcs de Bouba Ndjidda se sont fait entendre en affirmant par l’intermédiaire de leur dirigeant, qu’ils étaient tous convaincus d’avoir perdu bien plus d’ éléphants. "Nous (responsables et agents du parc) sommes tous unanimes à penser qu’il y a plus de 500 éléphants abattus" a affirmé M.Bour, propos rapportés par liberation.fr. “ De surcroît, insiste-t- il, il y a des gens (pisteurs villageois), qui rapportent que les cavaliers (braconniers) leur ont dit avoir tenue une comptabilité (situant) à 650 (le nombre de pachydermes tués)” . Une plausibilité selon le directeur du parc.

Plausible aussi, est la situation qui prévaut à ce jour dans le parc : calme sans doute, mais qui de toute évidence, ne garanti aucunement que ces braconniers soient vraiment partis. Aux dernières informations, ils se seraient déportés vers le Sud-est de la réserve, à la frontière du Cameroun avec la Centrafrique et le Tchad. Et au responsable du parc de reconnaitre que ces braconniers sont bien armés. “ Ils seraient capables d’oser un coup de main à une réaction militaire face aux forces camerounaises” , affirme-t-il, avec acuité.

La preuve, un soldat camerounais a été tué le 8 mars dernier, ce qui porte à au moins trois le nombre de morts (deux militaires et un braconnier) depuis le déploiement de l’armée début mars. Jeudi dernier, Natasha Kofoworola Quist, représentante de World Wildlife fund (WWF) pour l’Afrique centrale, a affirmé que“ Les forces (militaires) sont arrivées trop tard pour sauver la plupart des éléphants du parc et en trop petit nombre pour dissuader les braconniers”. Mais en attendant de voir clair sur cette affaire, le gouvernement camerounais multiplie les voyages dans le Nord du pays, certainement pour un redéploiement à la police des frontières.

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