Et si Sarkozy revenait parmi nous ?

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Dimanche le 10 juin dernier, à l’occasion du premier tour des législatives, Nicolas Sarkozy a accompli son premier “geste politique” depuis la passation de pouvoirs le 15 mai dernier. Bien sûr cette fois comme “un Français parmi les Français”.

Ce jeudi, il est à nouveau aux côtés de François Hollande pour rendre hommage aux quatre soldats français tués en Afghanistan. Même absent, l’ancien président français reste manifestement très présent. Au point que dans ce délicat entre-deux tours, son apparition, si elle venait à impacter les législatives pourraient donner des idées à ses plus fidèles soutiens à droite.

S’il revenait, combien de temps ferait-il taire les couacs et rivalités à l’UMP ?

Un retour de Nicolas Sarkozy en pleine tourmente Trierweiller serait aussi un retour de Carla Bruni, que certains à droite estiment que la France regrette déjà.

A l’UMP, bien de ses amis en sont encore à s’imaginer dans un cauchemar qui sera bientôt terminé. Le club monté en association “Les Amis de Sarkozy” a vu le jour et se prend à rêver, sans évidemment l’avouer, que l’on annoncera à tous que François Hollande, président de la France, “non mais on rêve !”.

 “C’est une démarche affective, amicale, de fidélité à Nicolas Sarkozy et en aucun cas une initiative politique ni politicienne” clame Brice Hortefeux.

Par ailleurs, dans l’affaire Karachi comme dans l’affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy pourrait être entendu par les juges. Son immunité sera levée dès ce vendredi 15 juin, comme le veut la Constitution… Alors, on ne sait pas grand chose de ce qui pourrait lui advenir. Cette incertitude est une hypothèque qui pèse sur un retour éventuel.

Spéculations, supputations, et autres

On croyait Nicolas Sarkozy définitivement knock-outé par François Hollande, bien aidé par un François Bayrou inattendu et une Marine Le Pen sémillante. Mais, même couché, absent, loin de l’autre côté de la Méditerranée, des nostalgiques entretenaient la flamme et semblent aujourd’hui professer la loi de l’éternel retour.

A l’UMP, personne ne veut vraiment lui refuser le “titre” de “leader naturel moral”. Parce qu’il ne veut rien dire dans le fond et n’engage ni ne lie son parti en aucune façon.

Jean-Louis Débré confiait au Nouvel Obs que “Tout est nickel pour le nouvel arrivant. Son bureau est aménagé, les parquets brillent, les meubles, venus en urgence du Mobilier national, aussi. Sarkozy sera accueilli avec les égards dus à son rang.”

C’est vrai que le Conseil Constitutionnel, c’est pour les “sages”, mais Nicolas Sarkozy s’est toujours dit un “pragmatique”, c’est un hyperactif qui refuse de se voir en semi-retraité. Son come-back ne serait possible que s’il était providentiel, c’est-à-dire inespéré, or là il semble tellement attendu par certains que l’on se doute bien que Copé et Fillon, qui entretiennent des ambitions personnelles fort légitimes veilleront bien à ce que Sarkozy règne s’il le désire dans les consciences, mais que la réalité, elle, soit au changement.

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