Falorni est le “cheval de Troie” de la droite

Partager :

La première secrétaire du PS a réagi au tweet posté par Valérie Trierweiler affichant son soutien au candidat dissident opposé à Ségolène Royal, dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime. “Je pense qu’il faut qu’elle soit plus discrète. Jean-Marc Ayrault l’a dit, et il a raison”, a-t-elle déclaré sur RTL.

Comme Martine Aubry, de nombreux responsables politiques s’expriment ce jeudi sur le soutien de la compagne de François Hollande à Olivier Falorni.

Maxime Bono, maire PS de La Rochelle, a assuré jeudi qu’Olivier Falorni, rival dissident PS de Ségolène Royal aux législatives dans cette ville, servait de “cheval de Troie” à la droite.

Sur France Inter, le soutien de Ségolène Royal a assuré que l’ancien Premier fédéral du PS en Charente-maritime “sait parfaitement qu’il sera élu par plus des deux tiers des électeurs de droite et d’extrême droite. 83% des électeurs de M. Sarkozy se reporteront sur le nom de M. Falorni ainsi que 55% de ceux de Mme Le Pen”.

“C’est un candidat qui se dit de gauche et qui sert de cheval de Troie à la droite », a déploré le maire. « Moi, je suis pour la clarté dans le débat politique”.

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a jugé jeudi que Valérie Trierweiler, compagne du président François Hollande, devait être “plus discrète”. Pressée de questions par RTL sur le tweet polémique de la Première dame et ses répercussions, la maire de Lille a dit : “Je pense qu’il faut qu’elle soit plus discrète. Jean-Marc Ayrault l’a dit et il a raison”.

Comme on demandait à la numéro un socialiste si la journaliste avait commis une faute en soutenant publiquement l’adversaire dissident de Ségolène Royal aux législatives à La Rochelle, elle a refusé de répondre. “Je n’ai pas envie de rentrer là-dedans”.

Le Premier ministre a déclaré mercredi, à propos de la Première dame : “Je pense que c’est un rôle discret qui doit être le sien, et qui n’est pas facile à trouver. (...) Je veux bien comprendre que les débuts sont toujours un peu compliqués, mais chacun doit être à sa place”.

“Revenons à l’essentiel”, a exhorté la numéro un socialiste. Quand les Français choisiront dimanche au deuxième tour, « ce n’est pas le tweet qui va jouer, c’est qu’est-ce qu’il (François Hollande) va faire pour l’emploi, pour le pouvoir d’achat, comment redresser l’Europe »... « C’est l’essentiel pour les Français et comme pour nous les Français, c’est l’essentiel, je vais vers eux ».

“Instrumentalisation”

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a lui aussi estimé que le rôle de Première dame était “effectivement la discrétion”, comme l’ont déjà souligné Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault. Michel Sapin a également jugé qu’“on a beaucoup trop parlé de ce sujet”. “Cette affaire n’est pas une affaire”, a-t-il dit.

Pressé de dire si comme Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, il estimait qu’elle devait se faire plus discrète, Michel Sapin a répondu : “Je pense que le rôle de Première dame est effectivement la discrétion, c’est tellement évident, est-ce que c’est la peine de le répéter ?”

Il a assuré que “les choses sont simples, transparentes et sereines”, la candidate à La Rochelle, “portée par la majorité présidentielle” étant Ségolène Royal. “Qu’une situation comme celle-ci soit instrumentalisée, je le vois bien, que Olivier Falorni (l’adversaire dissident de Ségolène Royal, à qui Valérie Trierweiler a apporté son soutien, ndlr), que je connais, qui a été longtemps un ami, se laisse instrumentaliser ainsi, je le déplore”, a-t-il ajouté. Lire la suite sur libération.fr

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?