France : Dominique Strauss-Kahn s’en sortira-t-il ?

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L’ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn a été mis en examen dans la soirée du lundi 27 mars dernier à Lille, pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » dans l’affaire dite du Carlton.

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L’ancien ministre socialiste, et ancien directeur général du Fond Monétaire International (FMI) âgé de 62 ans, a été mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec les huit autres mis en examen dans l’affaire du Carlton de Lille. Il doit en outre, verser une caution de 100 000 euros. Hier, l’un de ses avocats, Me Richard Malka, a dit à la presse que son client déclarait « avec la plus grande fermeté n’être coupable d’aucun » des faits qui lui sont reprochés et « n’avoir jamais eu la moindre conscience que certaines femmes rencontrées » lors de soirées libertine à Paris ou Washington pouvaient être des prostituées. Certaines d’entre elles ont soutenu qu’il ne pouvait l’ignorer ou qu’il le savait, ce que DSK a tant réfuté lors de sa garde à vue. Quand bien même l’aurait-il su, Me Malka rappelle que « le fait d’avoir une relation avec une escorte ne constituerait pas une infraction », et « relèverait d’un comportement privé parfaitement licite » . Il a par ailleurs jugé « invraisemblable » l’utilisation de la notion de bande organisée « pour une simple activité libertine », estimant que l’on « cherche à créer un nouveau délit pénalisant les clients de la prostitution ». Il a dénonce un « détournement » de l’infraction de proxénétisme « à des fins moralistes ». DSK « établira poursuit-il, .qu’il n’a jamais enfreint la loi ».

« Il va sans dire que nous demanderons l’annulation »  de la mise en examen de Dominique Strauss-Kahn, a déclaré Me Henri Leclerc, qui le défend également, avec Me Frédérique Baulieu. Il reviendra alors à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai de statuer sur cette demande. Néanmoins, trois juges n’ont finalement pas retenu le délit de « recel d’abus de biens sociaux » visé dans la convocation, et l’ont mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » et non complicité. Ces faits sont passibles de vingt ans de réclusion criminelle et trois millions d’euros d’amende. Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel, alors qu’une première audience au civil dans l’affaire Diallo doit se tenir demain mercredi 29 mars à New York.

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