Grand débat : Sarkozy explosera-t-il Hollande comme promis ?

Partager :

Le duel commencé entre les deux finalistes du premier tour de la présidentielle, engagera sa phase décisive ce mercredi 2 mai à 21 heures.

JPEG - 43.9 ko

Co-organisé par TF1 et France 2, il sera diffusé simultanément sur BFMTV, i-Télé, LCI et France 24, ainsi que par RTL, RMC, Europe 1, France Inter, France Info et RFI, soit au moins 20 millions de téléspectateurs ou d’auditeurs potentiels.

A partir du 1er mai, c’est à un remake du classique western Le Bon, la Brute, le truand, que l’on a eu droit.

Nicolas Sarkozy avait promis d’“ exploser ” son rival socialiste. L’évolution de la campagne menée de part et d’autre rend très peu plausible l’effondrement de l’un des candidats.

Ces deux as de la gâchette se sont rendus coup pour coup depuis des mois. Ils ont dégainé souvent, facilement, rapidement, et auront à cœur de déjouer tous les pronostics à l’occasion du grand débat de ce mercredi.

Plus que le dit, la manière de dire importera. Le portrait-robot que chacun des protagonistes s’est dressé de son rival pour mieux préparer la confrontation sera bien insuffisant. Ce débat est encadré par des règles strictes, contrôlées au millimètre près par les états-majors des candidats. C’est un instant de vérité sur la personnalité des candidats, mais il est peu probable que la donne au sortir de cette émission soit changée.

La dixième présidentielle de la Cinquième République, avec rebondissements (le financement illégal de la campagne de Sarkozy en 2007), ses scandales (les socialistes continuent de fréquenter l’infréquentable DSK), ses suspenses décevants (le non-choix de Marine qui a appelé à voter blanc) est carrément en train de virer au psychodrame politique dont l’apothéose, le duel final a lieu ce soir.

A gauche, Le bon, naturellement, c’est François Hollande, celui que tous donnent favori, jusque et y compris dans les antichambres de l’UMP et de l’Elysée. Les sondages le choient depuis des mois… A l’occasion de la fête du travail, il a choisi de se rendre à Nevers, pour, officiellement, rendre hommage à l’ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy qui s’y était donné la mort.

En privilégiant cette commémoration, le candidat socialiste a voulu se poser en président de la république qu’il n’est pas encore, renvoyer l’image d’un homme au-dessus des partis et bien sûr des syndicats, dans les rangs desquels il avait été question un moment qu’il défile. Mais en fait, il s’agissait moins d’un devoir de mémoire que d’un meeting en bonne et due forme où le candidat de droite en a pris pour son grade, notamment en raison de sa trouvaille litigieuse, son concept polémique de “ vrai travail ”.

A droite, La brute, que l’on “ pétainise ” à souhait, dont chaque trait est forcé pour mieux coller à la caricature que l’on veut vendre à la masse des indécis. Ceux qui jusqu’ici ne savent pas toujours pour qui ils voteront. La brute donc c’est Nicolas Sarkozy. Il a rassemblé, hier, au Trocadéro des milliers de militants acquis à sa cause. Le président-candidat, qui s’agace de voir son rival socialiste le traiter de “ candidat sortant ”, a ironisé sur le statut de François Hollande, qui n’est certainement pas “ candidat entrant ”.

Les syndicats qui sont pratiquement tous acquis à Hollande ont évidemment été chargés, sommés de se mêler de syndicalisme plutôt que de politique.

Le truand est campé par Marine Le Pen. Celle-ci n’ayant pas arbitré en faveur de l’un ou l’autre, c’est aux Français eux-mêmes qu’il sera donné de se faire une dernière idée lors du traditionnel débat de l’entre-deux-tours, qu’animeront Laurence Ferrari et David Pujadas. Il y aura des étincelles : sortez les mouchoirs, âmes hypersensibles s’abstenir.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?