Iran : Téhéran accusé de retarder une enquête de l’AIEA

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Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) fait état de "divergences majeures" avec l’Iran à propos de la clarification de son programme nucléaire.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait état vendredi dernier de "divergences majeures" avec l’Iran sur la clarification de son programme nucléaire. Lors d’une visite d’inspecteurs de l’AIEA en Iran, une discussion intensive a été menée sur une approche structurée visant à clarifier toutes les questions en suspens concernant le programme nucléaire iranien. Au terme de ces échanges, aucun accord n’a pu être trouvé entre l’Iran et l’agence, car des divergences existent (entre les deux parties). Et si de son côté l’agence onusienne constatait déjà mercredi dernier, l’éventualité de l’échec de ces pourparlers, il faut tout de même rappeler que cette rencontre était la seconde en moins d’un mois. Son directeur général Yukiya Amano a exprimé sa déception et regretté l’absence d’un accord avec l’Iran sur la suite des discussions. Selon une source proche de l’enquête de l’AIEA sur l’Iran, les experts de l’agence n’ont pas pu rencontrer de hauts responsables iraniens lors de leurs deux visites. « L’Iran a voulu freiner le processus et nous mettre un harnais », a déclaré la source sous couvert d’anonymat.

« L’agence continue d’avoir de sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien » selon l’AIEA dans son rapport. L’AIEA déplore notamment le refus opposé par les autorités iraniennes à une demande de visite du site militaire de Parchin, dans la banlieue de Téhéran. Dans son précédent rapport de novembre, l’AIEA mentionnait la présence sur cette base d’un conteneur suspect, susceptible d’avoir testé des explosions. Le nouveau rapport, quant à lui, a été envoyé aux délégations des Etats membres de l’agence onusienne basée à Vienne. Dans ce ducument, l’AIEA précise que l’Iran a triplé la production d’uranium enrichi jusqu’à 20% depuis novembre, à raison de 14 kilogrammes par mois. Il aurait actuellement un stock d’environ 105 kg. Le pays disposerait aussi environ 696 centrifugeuses —toutes d’ancienne génération— dans son site de Fordo, à 150 km au sud-ouest de Téhéran.

La République islamique a annoncé en janvier le démarrage de son enrichissement jusqu’à 20% dans ce site enfoui dans une montagne et difficile à attaquer, une décision dénoncée comme une nouvelle provocation par les puissances occidentales et Israël. En enrichissant donc à 20%, l’Iran se rapproche de la technologie qui lui permettrait d’aller jusqu’à 90%, le niveau de pureté nécessaire pour fabriquer la bombe. Mais le pays réfute régulièrement tout projet en ce sens.

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