La réforme pénale de Taubira est une “politique d’impunité”

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La nouvelle politique pénale présentée par la garde des Sceaux n’en finit plus d’essuyer des critiques, notamment à droite. Derniers détracteurs en date : Rachida Dati et Christian Jacob.

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La garde des Sceaux a présenté, mercredi, les grandes lignes de la “nouvelle politique pénale du gouvernement”. Tant sur la récidive que sur la prison, Christiane Taubira marque une rupture ses prédécesseurs. Non sans faire des vagues.

Rachida Dati, ancienne garde des Sceaux

“La politique pénale annoncée par le gouvernement aujourd’hui est une politique d’impunité pénale pour les délinquants au mépris total des victimes”, a écrit Rachida Dati dans un communiqué. “Rien n’est en effet prévu pour renforcer la protection et les droits des victimes. Christiane Taubira donne même des instructions claires pour atténuer les peines et trouver des excuses aux délinquants”, estime l’ex-ministre de la Justice.

“En faisant de l’aménagement des peines une priorité, en voulant vider les prisons, Madame Taubira mène une politique irresponsable au mépris de la sécurité des Français et de la protection des victimes”, conclut-elle.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République

“Alors que la délinquance ne cesse de progresser dans notre pays, Christiane Taubira a décidé d’assumer et de renforcer le laxisme de l’institution judiciaire”, écrit l’ex-candidat souverainiste (1,79%) sur son blog dans un billet stigmatisant “la ministre de l’Injustice”.

“La politique annoncée par la ministre de la Justice va encore aggraver la situation, la délinquance ne pourra que progresser, frappant en particulier nos quartiers les plus pauvres.” Le député-maire de Yerres plaide pour “20.000 places (de prison) supplémentaires en utilisant les casernes désaffectées pour séparer les délinquants les plus durs de ceux qui doivent simplement comprendre la gravité de leur acte”.

Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale

“Les propos consternants de Madame Taubira vont mettre gravement en péril notre politique pénale”, juge Christian Jacob dans un communiqué. “Les députés UMP avaient oeuvré sans relâchement pour renforcer notre arsenal juridique et notre capacité à punir sévèrement les délinquants, les criminels et notamment les récidivistes. De grandes lois avaient été votées : les centres éducatifs fermés, les peines planchers, les tribunaux correctionnels pour mineurs, la rétention de sûreté pour les criminels dangereux”, indique le député de Seine-et-Marne

“Nous considérons quant à nous que la meilleure place d’un délinquant récidiviste ou d’un criminel est la prison et que l’urgence est de lancer un grand plan de construction de places de prisons.”"
Union Syndicale des Magistrats

Le syndicat “relève avec intérêt les annonces relatives à la fin des instructions individuelles du ministre dans les dossiers particuliers et au respect des avis du Conseil Supérieur de la Magistrature pour la nomination des magistrats du parquet”.

L’USM se réjouit “que des principes essentiels du droit, mis à mal ces dernières années, soient rappelés : individualisation des décisions, spécialisation de la justice des mineurs, prononcé d’une peine d’emprisonnement sans sursis uniquement en l’absence d’autre peine adaptée”.

Mais le syndicat s’inquiète “de la pénurie dans laquelle la Justice est maintenue depuis de nombreuses années” et rappelle “que la généralisation des bureaux d’aide aux victimes, tout comme la volonté de multiplier les aménagements de peines et de réévaluer, après un premier échec, la situation des condamnés à des courtes peines, entraîneront un surcroît d’activité que les juridictions et services ne seront pas en mesure d’assumer”. Lire la suite sur lexpress.fr

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