LE CAIRE : Kofi Annan met en garde contre une plus grande militarisation du conflit en Syrie

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L’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Kofi Annan, a estimé jeudi lors d’une conférence de presse, qu’une plus grande militarisation du conflit aggraverait la situation en Syrie.

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Kofi Annan a apellé l’opposition à coopérer avec les efforts internationaux pour parvenir à une solution à la crise. Arrivé mercredi au Caire, l’ancien secrétaire général des Nations-Unies prépare sa première visite à Damas, prévue pour demain, samedi 10 mars 2012. Pour lui, il est question d’éviter, « une plus grande militarisation, qui ne fera qu’aggraver la situation », a-t-il déclaré aux journalistes au Caire après sa discussion avec le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi. Kofi Annan estime aussi qu’il serait important de faire attention de ne pas recourir à un remède qui soit pire que le mal qui fracasse aujourd’hui les syriens. D’ailleurs à ce sujet, l’homme qui a tenu les rênes de l’ONU de 1997 à 2006 martèle : « Nous devons faire attention de ne pas recourir à un remède qui soit pire que le mal ». L’ancien secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre un « possible impact de la Syrie sur la région s’il y avait une quelconque erreur de calcul », soulignant que les efforts diplomatiques devaient se poursuivre. Il a appelé « l’opposition syrienne à venir travailler avec nous (eux ndlr), pour trouver une solution qui répondra aux aspirations du peuple syrien".

Kofi Annan a aussi eu un entretien avec le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Amr. Entretien au cours de laquelle le ministre égyptien a fait savoir qu’une « explosion de la situation en Syrie n’aurait pas seulement des conséquences internes mais se propagerait à l’ensemble de la région ». La veille (mercredi ndlr), M. Amr avait mis en garde contre une guerre civile en Syrie si des armes étaient fournies à l’opposition. Car ceux-ci, a-t-il dit, « mènerait à une escalade dans le conflit militaire et déclencherait une guerre civile en Syrie ».

Le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l’opposition, indiquait pourtant déjà la semaine dernière, vouloir organiser des livraisons d’armes à destination des rebelles syriens. En accord avec certains pays arabes, comme le Qatar ou l’Arabie saoudite. Qui se sont déclarés favorables à l’armement de l’ASL qui appuie par les armes la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad dans un contexte de militarisation croissante du mouvement lancé il y a presque un an.

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