Le Pen fustige Hollande

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Retour médiatique détonant à la Baule ce week-end. Lors des universités d’été de son parti, la patronne du Front national a accusé François Hollande de marcher dans les pas de Nicolas Sarkozy et a réclamé la sortie de l’euro “ennemi des peuples et des travailleurs”.

Après la déflagration provoquée par son interview au Monde vendredi, dans laquelle elle souhaite l’interdiction du port du voile et de la kippa dans tous les lieux publics, Le Pen critique sévèrement la politique de Hollande qui selon elle est, “un président dramatiquement normal”.

Utilisant le désormais célèbre “Moi, président de la République.” de François Hollande, Marine Le Pen a prononcé ce dimanche un réquisitoire de la présidence “normale” de François Hollande. “Vous, président de la République, vous n’avez rien renégocié au traité funeste rédigé par Nicolas Sarkozy sous la dictée de Mme Merkel”, “vous vous accommodez du chômage de masse”, “vous refusez les protections dont la France a besoin”, “vous avez mis vos pas dans ceux de vos prédécesseurs, poursuivant une immigration de masse”, a énuméré la dirigeante d’extrême droite.

Le traité budgétaire européen est une perte de “souveraineté budgétaire”

“Vous avez remplacé la grande finance de droite par la grande finance de gauche”, a-t-elle poursuivi, avant de qualifier François Hollande, en chute dans les sondages, de “président dramatiquement normal”. Et “la normalité, depuis 30 ans, consiste à prendre ses ordres à Berlin, à Washington, ou à Goldman Sachs", a ajouté la présidente du FN.

Puis elle s’est concentrée sur l’une de ses principales cibles actuellement, le traité budgétaire européen, synonyme pour elle d’“hyper-austérité” et de perte de “souveraineté budgétaire”. "Oui, M. Hollande, vous devez organiser un référendum, vous n’avez pas à passer au-dessus de la tête des Français qui sont votre souverain", a-t-elle lancé. Reprenant son credo protectionniste, elle a réclamé une nouvelle fois une sortie de l’euro, des droits de douanes “ciblés”, et des quotas d’importation. “La France n’a pas à prendre ses ordres auprès de commissaires européens qui ne dépendent pas du peuple mais (...) de lobbys, de la finance du grand patronat, des banques”, a-t-elle dit.

Marine Le Pen dénonce “les fascistes verts”

Si elle a pu réaxer son discours sur l’économie et le social, le week-end restera marqué par la polémique née vendredi, après un entretien au Monde où Marine Le Pen s’est prononcée pour l’interdiction du voile musulman et de la kippa juive jusque dans la rue. Samedi, elle a ajouté la djellaba parmi ces interdits, jugés liberticides par l’ensemble de la classe politique.

“De plus en plus de femmes souvent contraintes par la pression physique ou psychologique des ’fascistes verts’ décident d’arborer le voile comme de plus en plus d’hommes portent la djellaba”, a-t-elle de nouveau lancé dimanche.

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