Législatives : l’UMP va devoir établir une ligne claire face au FN

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Quelle attitude l’UMP va-t-il adopter face au FN qui lui donne du fil à retordre ? En effet, ce lundi après-midi, le parti se réunit pour analyser les résultats du premier tour des législatives et tenter d’établir une ligne claire face aux candidats frontistes. C’est très loin d’être gagné.

Une bonne et une mauvaise nouvelle pour l’UMP. Commençons par la bonne : le principal parti de droite résiste à la poussée de la gauche. Crédité de 210 à 263 sièges, il ne devrait pas être réduit à la portion congrue dimanche prochain lors du second tour.

La mauvaise, maintenant : ces mêmes résultats vont pousser l’UMP à trancher l’explosive question de l’attitude à adopter face au FN. Certes, le scénario catastrophe d’une centaine de triangulaires avec la gauche et l’extrême-droite n’est plus qu’un mauvais souvenir. Avant la parution des derniers résultats définitifs, la centaine avait déjà fondu pour se rapprocher de la trentaine.

Il n’en reste que c’est autant d’épines dans le pied de l’UMP. Et qu’elle souffrira ce lundi après-midi lors de son bureau politique à chaque fois qu’elle essaiera de se débarrasser de l’une d’entre elles.

En refusant de prendre une position claire depuis des années (régionales 2010, cantonales 2011 puis campagne législative), elle se retrouve à devoir gérer une palette de cas de figure dans l’urgence.

Deux cas de figure explosifs

Premier cas de figure. Que faire en cas d’élimination dès le premier tour ? C’est le cas dans le Tarn-et-Garonne. La ministre radicale de gauche, Sylvia Pinel affrontera un candidat FN dimanche prochain. L’UMP doit-elle appeler à voter contre le Front national ? Doit-elle s’abstenir de toute consigne ? Conseiller le vote blanc ?

Second cas de figure : que faire si le candidat de l’ex-parti présidentiel n’a aucune de chance de l’emporter face à la gauche alors que le FN est, lui, bien placé ? La question se pose dans le Gard. Gilbert Collard recueille 34,57% des suffrages. Il est talonné par la PS Katy Guyot (32,87%). Dix points derrière, l’UMP Etienne Mourrut se pose des questions : “On hésite (à maintenir notre candidature, ndlr), on réfléchit. Ce sera une décision collective prise avec les militants et sympathisants, à la base” et non pas en lien avec l’UMP au niveau national, qui veut le maintien de ses candidats partout où ils le peuvent.

A Toul, en Meurthe-et-Moselle, Nadine Morano a, elle, immédiatement appelé les électeurs FN à se rassembler autour de sa candidature.

Un festival de nuances

Dès la publication des premiers résultats, les journalistes ont interrogé les représentants de l’UMP pour savoir ce qu’ils feraient face au FN. Détourner leur attention en évoquant l’alliance entre le PS et le Front de gauche n’a pas suffi à éluder les questions. Certains élus se sont donc risqués à répondre, donnant un avant-goût de la pagaille, qui règnera au bureau politique cet après-midi.

Sur I-Télé, Gérard Longuet, épinglé pour avoir accordé un entretien à Minute, a affirmé qu’entre un PS et un FN, il refuserait de choisir : “Je m’abstiens ou je vote nul.” Chantal Jouanno a, elle, soutenu qu’il fallait bâtir une “frontière très claire avec le Front national”. Lire la suite sur lexpress.fr

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