Libye : des pays arabes accusés de soutenir la "sédition"

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L’accusation du chef du pouvoir libyen Moustapha Abdeljalil, a été faite mardi dernier, peu après la proclamation de l’autonomie de l’est de la Libye par des chefs de tribus et de milices de cette région pétrolière.

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Les nouvelles autorités peinent à stabiliser le pays. Des chefs de tribus de l’Est ont solennellement annoncé à mardi dernier à Benghazi, où était née la révolte contre Mouammar Kadhafi il y a un peu plus d’un an. Leur choix du système fédéral, faisant pourtant craindre une partition du pays, déjà fragilisé par un conflit de huit mois. de faite, selon Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT), « Des pays arabes frères, malheureusement, financent et parrainent la sédition qui s’est produite dans l’Est de la Libye, pour ne pas être contaminés par la révolution », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Tripoli. Et aujourd’hui, ce qui arrive est le début d’une conspiration contre le pays, à en croire à Abdeljalil qui s’est abstenu dans cette déclaration à nommer tel ou tel pays.

Plus tôt, des chefs de tribus et de milices de l’Est ont annoncé dans un communiqué conjoint que "la région (a) fait le choix du système fédéral". Le texte faisait également état de l’élection de Ahmed Zoubaïr à la tête de l’entité en question, baptisée Cyrénaïque, qui s’étend de la frontière égyptienne à Syrte, région natale du colonel Kadhafi.

Le Conseil intérimaire de Cyrénaïque a été établi sous la direction de Cheikh Ahmed Zoubaïr al-Sénoussi pour gérer les affaires de la région et défendre les droits de ses habitants. Des milliers de personnes ont assisté à cette cérémonie au cours de laquelle a également été nommé un conseil chargé de gérer les affaires de cette région, marginalisée durant les 42 années de règne sans partage du colonel Kadhafi. Cousin de l’ancien roi Idriss al-Sénoussi renversé par Kadhafi en 1969, Ahmed Zoubaïr est lui-même membre du CNT. Pour autant, les autorités de transition avaient affirmé avant cette annonce que ces appels ne les inquiétaient pas.

Le CNT, qui a déménagé son siège de Benghazi à Tripoli après la libération du pays, peine à exercer son autorité à travers le pays. Beaucoup d’anciens rebelles ont ignoré ses appels à se placer sous l’autorité du gouvernement. De plus, les nouvelles autorités ont hérité d’une économie désorganisée, minée par la corruption et par la gestion anarchique des revenus du pétrole pendant plus de quarante années. Par ailleurs, des organisations de défense des droits de l’Homme ont averti avec insistance ces derniers temps que des milices hors de tout contrôle représentaient actuellement le plus grand défi pour le nouveau pouvoir qui essaie de mettre en place des institutions stables.

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