Libye : l’Otan sommé d’enquêter sur les civils tués par ses frappes

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Amnesty International demande que lumière soit faite sur la mort de "dizaines de civils" tués par erreur dans ses frappes aériennes l’année dernière dans ce pays.

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L’organisation de défense des droits de l’Homme insiste sur des enquêtes adéquates qui doivent être menées. Dans un communiqué cette organisation demande que les victimes et leurs familles soient entièrement dédommagées. Dans le même communiqué, Amnesty cite entre autres, 55 cas de civils dont 16 enfants et 14 femmes, tués dans des frappes aériennes à Tripoli, Zliten, Majer (ouest), Syrte et Brega (est). La plupart de victimes dans le bombardement de se sont retrouvées sans domicile. Et aucun élément n’a pu indiquer une quelconque utilisation militaire des lieux au moment de l’attaque, l’on remarque tout au moins que plusieurs mois après la fin des opérations de l’Otan en Libye, ni l’Alliance ni les nouvelles autorités libyennes n’ont pris contact avec les victimes, dénonce Amnesty, en se basant sur des témoignages recueillis en janvier et février 2012.

Donatella Rovera, conseillère spéciale d’Amnesty International, « il est profondément décevant de constater que plus de quatre mois après la fin de la campagne militaire, les victimes et les proches des personnes tuées par des frappes aériennes de l’Otan ne sachent toujours pas ce qui s’est passé et qui est responsable ».

De faite, l’Otan doit enquêter pour déterminer si la mort de civils résultait d’infraction au droit international, et traduire les responsables en justice si c’est le cas, selon Amnesty. L’on se rappelle que Les frappes de l’Otan, menées à partir de mars 2011 dans le cadre d’une résolution de l’ONU destinée à protéger les civils de la répression menée par les forces de Mouammar Kadhafi, ont joué un rôle clé dans la chute du régime.

« L’Otan a examiné chaque allégation crédible portée à notre attention, de dommages infligés à des civils et nous continuerons à le faire », a déclaré dans un communiqué publié à Bruxelles, la porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu. Concernant l’appel d’Amnesty à enquêter sur les pertes civiles, Mme Lungescu a ajouté que la coalition "n’avait pas d’observateurs sur le terrain" en Libye au cours du conflit pour évaluer la situation, ajoutant que c’était aux autorités libyennes d’examiner les questions de dédommagements des victimes.

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