Libye : un pilier du régime du feu Kadhafi arrêté en Mauritanie

Partager :

Adepte du régime libyen déchu de Mouammar Kadhafi et dont il était le beau-frère, le colonel Abdallah al-Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à l’aéroport de Nouakchott en Mauritanie.

JPEG - 17.9 ko

La Libye n’a pas attendu longtemps pour demander son extradition. Mais selon une source policière, la Mauritanie devra tout d’abord enquêter avant de se prononcer sur ces demandes. Du coup, Abdallah al-Senoussi a été conduit dans les locaux de la sûreté de l’Etat à Nouakchott, affirme encore la même source, mais selon elle, on ignorerait les intentions du gouvernement mauritanien à son égard, en particulier s’il serait livré à la CPI à La Haye, ou extradé en Libye ou en France.

A Tripoli, le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) a confirmé l’arrestation et fait savoir qu’il avait demandé son extradition, se disant prêt "à le juger lors d’un procès équitable". Tout compte fait, l’on affirme du côté de Nouakchott, que la Mauritanie devra, en association avec Interpol, enquêter sur M. Senoussi avant d’examiner les demandes d’extradition, sans préciser le temps que cela prendrait. Ancien chef des services libyens de renseignements, Senoussi a été arrêté au moment où il arrivait de Casablanca par un vol régulier de Royal air Maroc, avec « un passeport malien falsifié ».

En effet, Abdallah Senoussi fait l’objet d’un mandat d’arrêt international à la suite de sa condamnation par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité dans l’affaire de l’attentat terroriste du 19 septembre 1989 contre le vol UTA 772 qui a coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français. La CPI avait émis un mandat d’arrêt à son encontre le 27 juin 2011, l’accusant d’avoir, « par l’intermédiaire de l’appareil d’État libyen et des forces de sécurité libyennes, commis des meurtres et des persécutions de civils constitutifs de crimes contre l’humanité » dès le début de la révolte anti-Kadhafi à la mi-février 2011, en particulier à Tripoli, Benghazi et Misrata. L’ancien responsable est aussi pointé du doigt dans le massacre de la prison d’Abou Salim, où se trouvaient de nombreux prisonniers politiques, à Tripoli, et où plus d’un millier de prisonniers ont été tués dans une fusillade en 1996.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?