Mali : la junte veut que l’Occident intervienne dans le Nord

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Par la voix de son leader, le capitaine Amadou Sanogo, elle a appelé les Occidentaux à intervenir militairement dans le nord du Mali.

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Cette intervention devra s’opérer contre les groupes islamistes armés. Le capitaine Amadou Sanogo la fait avoir dans un entretien publié ce jeudi 5 avril, dans les quotidiens français, Libération et le Monde.

En effet, “ Si les grandes puissances ont été capables de traverser les océans pour aller lutter contre ces structures intégristes en Afghanistan, qu’est-ce qui les empêche de venir chez nous ? Notre comité veut le bien du pays. L’ennemi est connu et il n’est pas à Bamako. Si une force devait intervenir, il faudrait qu’elle le fasse dans le Nord ” , a déclaré le capitaine Sanogo. A Bamako, a poursuit le chef de la junte, la vie continue, l’administration tourne, les gens vaquent à leurs affaires, notre comité est respecté. Donc il n’y a pas d’urgence à Bamako. L’urgence, c’est le Nord.

Profitant ainsi du putsch de Bamako, rebelles touareg et groupes islamistes, parmi lesquels des éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont pris en fin de semaine dernière le contrôle des trois principales villes du nord du Mali, (Kidal, Gao et Tombouctou), sans rencontrer de résistance de la part d’une armée malienne sous-équipée et désorganisée, coupant de fait le pays en deux. Parmi ses adversaires au Nord-Mali, le capitaine Sanogo a refusé de différencier le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA, indépendantiste), qui a annoncé jeudi la fin de ses opérations militaires, et les groupes islamistes. “ Pourquoi faire des distinctions entre les groupes armés ? Tant qu’ils continuent à semer la terreur, je ne les différencie pas. Pour le reste, les portes du dialogue sont ouvertes, mais on ne négociera pas l’intégrité du territoire malien ”, a-t-il assuré.

La situation est donc on ne peut plus critique depuis quelques jours au Mali. Malgré les résolutions prises par la Cédéao qui s’est rassemblée la semaine dernière à Abidjan. Les putschistes ne se sont pas exécuté à procéder au rétablissement du président Amadou Toumani Touré, toujours réfracté dans sa résidence à Bamako. Pour mémoire, la Cédéao a tenue sa dernière réunion sur la crise malienne 29 mars dernier à Abdijan. Au cours de celle-ci, un embargo a été placé sur le Mali. La réponse de l’Occident est attendue dans les prochains jours.

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