Mali : les rebelles ont coupé le pays en deux

Partager :

Hier dimanche ils ont pris le contrôle de Tombouctou, suscitant une inquiétude croissante dans la région.

JPEG - 17.7 ko

Selon l’AFP, la junte a dépêché au moins un émissaire à Tombouctou pour négocier un cessez-le-feu avec les rebelles. Mohamed Ag Erlaf, ancien ministre, a par la suite, rencontré Mohamed Najim, l’un des responsables militaires du MNLA qui, selon lui, a promis d’ « assurer la sécurité des populations ». Et cela, devrait sans doute passer par le rétablissement de la constitution. Puisque la junte a promis dimanche, le retour à un pouvoir civil et une transition vers des élections à une date non précisée, tout en soulignant par la voix de son mentor, le capitaine Sanogo que « Nous prenons l’engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution (...) ainsi que les institutions républicaines », a-t-il déclaré. Il a également annoncé des consultations avec toutes les forces vives du pays dans le cadre d’une convention nationale pour permettre la mise en place d’organes de transition en vue de l’organisation d’élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques.

Les rebelles étant sur le point de contrôler environ la moitié du territoire en envahissant les trois capitales administratives du Nord du pays, que sont Tombouctou, Kidal et Gao, prenaient ainsi possession de plus de la moitié du pays. Raison pour laquelle, la junte dit avoir orchestré ce coup d’Etat du 22 mars dernier, question « d’endiguer l’offensive Touareg ». Seulement, constate certaines sources, malgré le putsch l’avancée des Touareg, dont beaucoup sont rentrés lourdement armés de Libye où ils avaient soutenu le régime Kadhafi, s’est amplifiée sans rencontrer de vraie résistance ces derniers jours. Ils bénéficient même des défections, comme celle du colonel Elhadj Ag Gamou, le chef de la garnison de Kidal, lui-même Touareg. Dans la nuit de dimanche à lundi, les rebelles se sont emparés de Gao, ville de 90.000 âmes abritant l’état-major militaire pour toute la région Nord.

Impuissante à endiguer cette progression fulgurante, et sous pression des pays voisins, la junte militaire en place depuis moins de deux semaines à Bamako a promis le retour au pouvoir civil et un gouvernement de transition, sans pour autant fixer de calendrier. Confronté au double "défi malien" d’un putsch militaire et d’une insurrection touareg au nord du Mali, pays membre de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), le président en exercice de l’organisation, l’ivoirien Alassane Ouattara, a annoncé dimanche soir un nouveau sommet régional lundi à Dakar.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?