Obama et Hollande jouent la carte de l’humour pour leur premier contact diplomatique

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Des discussions, de bonne ambiance, se sont tenues entre le président François Hollande et son homologue américain, Barack Obama, ce vendredi aux Etats-Unis. Retrait d’Afghanistan, Grèce en zone euro et croissance étaient parmi les sujets abordés.

Première visite diplomatique à Washington pour François Hollande depuis son accession au pouvoir : une heure trente d’entretien dans le prestigieux Bureau ovale avec le président américain, Barack Obama. Au menu : une convergence affichée sur la croissance européenne et l’avenir de la Grèce dans la zone euro, le tout saupoudré d’un échange de traits d’humour et de bonne ambiance des discussions.

"La France est un pays qui est soucieux de son indépendance mais qui, en même temps, sait quelle est son alliance, son amitié et son lien avec les Etats-Unis", a insisté François Hollande devant Barack Obama.

“ C’est en étant à la fois indépendant et en même temps lié, dans ce partenariat, que la France et les Etats-Unis pourront être les plus efficaces par rapport aux défis qui nous sont posés ”, a-t-il ajouté.

Pour leur premier contact, l’heure était ainsi à la diplomatie. Et pour mieux souligner que le courant passe entre eux, la carte de l’humour s’est imposée : à l’Américain qui lui rappelait qu’il avait commis une étude, en 1974, sur l’économie des fast-food et qu’il aimait rouler en scooter, le Français a remercié en souriant sa "grande connaissance" de sa vie personnelle.

Les américains “ chérissent profondément ” la France

“ Je ne veux rien dire qui puisse laisser penser que les cheeseburgers puissent avoir quelque défaut que ce soit. Quant au véhicule qui était jusque-là récemment le mien, j’espère ne pas avoir à l’utiliser avant longtemps ”, a lancé François Hollande.

A l’aise avec la langue anglaise, le nouveau président français a même rectifié la traductrice qui avait confondu Iran et Irak, concluant par une boutade, en anglais. “ No declaration on French fries ”, a-t-il lancé à la presse, en référence la réaction du peuple américain après l’opposition française à l’invasion de l’Irak par la coalition dirigée par les Etats-Unis, en 2003.

Les Américains “ chérissent profondément ” leur relation avec la France, a déclaré Barack Obama à son hôte et homologue français, à l’issue de l’entretien bilatéral des deux hommes, ce vendredi à la Maison-Blanche.

“ Sur la croissance, le président Obama a pu marquer une convergence ” de vues avec la France, a commenté le président Hollande, en soulignant également que les deux hommes avaient “ la même conviction que la Grèce doit rester dans la zone euro ”.

Le président américain, Barack Obama, a indiqué devant lui que le sommet du G8 prévu dans la soirée à Camp David allait évoquer des moyens énergiques pour soutenir la croissance dans le monde.

Le retrait des troupes en Afghanistan à la fin de l’année a été évoqué

Par ailleurs, lors de ce qui représente pour lui son baptême du feu en diplomatie, le président français a dit avoir "rappelé" à son homologue américain sa "promesse" de retirer les troupes de combat françaises d’Afghanistan à la fin de l’année. "J’ai également précisé qu’il y aurait toujours un soutien sous une autre forme", a-t-il ajouté.

Ces propos interviennent alors que Washington avait dit, jeudi, s’attendre à ce que Paris contribue à la force internationale en Afghanistan (Isaf) jusqu’en 2014, sous une forme encore à définir.

François Hollande était arrivé peu avant à Washington, pour sa première visite aux Etats-Unis depuis son entrée en fonctions mardi. Un haut responsable américain a précisé que les entretiens avaient commencé avec un léger retard, à 11h17 locales, directement après son arrivée à l’aéroport Dulles de Washington.

Le président français a ensuite prévu de tenir une conférence de presse à l’ambassade de France, où il rencontrera dans l’après-midi la communauté française.

Outre le sommet du G8 dès 23h, heure de Paris, il doit participer à partir de dimanche à un sommet des pays de l’Otan à Chicago, où sa promesse de retirer les troupes françaises d’Afghanistan à la fin de l’année devrait être à nouveau évoquée. Les autres pays de l’Otan ont jusqu’à présent pour objectif de rester en Afghanistan jusqu’à la fin 2014.

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