Obamacare : le soulagement des démocrates

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Certains médias mal informés, tels Fox News et CNN, avaient commencé jeudi par annoncer le rejet de l’individual mandate, disposition phare de la réforme de la santé élaborée par le gouvernement Obama, avant de faire marche arrière, contrits.

Il est vrai que le combat semblait loin d’être gagné. Pourtant, la plus haute juridiction américaine vient de donner un sacré coup de pouce au bilan de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

Dans sa décision, consultable dans son intégralité sur le site du Washington Post, la Cour déclare conforme à la Constitution la partie la plus importante de la réforme, l’obligation pour chaque Américain de se doter d’une assurance-maladie d’ici 2014 et sous peine de sanctions financières (dont les plus pauvres seront néanmoins exemptés), ce qui a permis à 32 millions d’Américains, qui en étaient jusqu’ici dépourvus, d’accéder à une couverture santé.

La Cour a cependant apporté des limites à une autre disposition de la loi, l’élargissement de la couverture maladie des plus pauvres à 16 millions d’Américains, que contestaient les 26 Etats conservateurs.

Selon une estimation du Congrès citée sur le blog de la Cour suprême, 4 millions d’Américains choisiraient chaque année de payer le fisc plutôt que de souscrire une assurance-maladie.

Cette victoire démocrate n’aurait été possible sans le ralliement d’un juge conservateur, John G. Roberts Jr., nommé en 2005 par George W. Bush. Jusqu’à présent, Roberts n’avait pas dévié de sa ligne droitière, notamment sur des sujets comme l’avortement et la discrimination positive, ce qui avait conduit ses détracteurs à le taxer d’activisme judiciaire, explique le New York Times dans un bref examen de son passé à la Cour.

Pour la journaliste financière Maggie Mahar, spécialiste de la santé, ce jugement est "moins surprenant qu’il n’y parait", tout d’abord car la Cour suprême soigne son image, sa réputation d’indépendance et sa legacy (son héritage), et qu’elle n’a pas envie "d’être la Cour qui a refusé de laisser passer le plus important texte législatif des 47 dernières années", écrit Mahar. Lire la suite sur lemonde.fr

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