Parité : les promesses du candidat Hollande sont-elles difficiles à tenir ?

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Le féminisme était au cœur du projet de campagne de François Hollande. Cinq mois après son élection, les promesses tardent à se concrétiser. Où sont passées les engagements sur les nominations et l’égalité des salaires ?

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PARITE - Chaque mardi a lieu à Matignon le petit déjeuner de la majorité. Depuis le départ de Martine Aubry, les seules femmes qui y participent sont des collaboratrices.

Il s’était fait omniprésent le 8 mars, il a pris, un jour d’avril, “40 engagements pour l’égalité femmes-hommes” et promis que “[s’il était] élu, [il ouvrirait] un nouveau champ de conquêtes pour les droits des femmes”. Pendant la campagne, le candidat Hollande n’a pas ménagé ses efforts pour convaincre ceux (ou celles) qui doutaient de sa bonne volonté féministe. Le 6 mai passé, les travaux pratiques ont commencé. Les difficultés, aussi.

Bien sûr, Najat Vallaud-Belkacem a hérité, comme promis, d’un ministère des Droits des femmes de plein exercice, avec la mission de glisser partout de l’égalité “femmes-hommes”. Mais les premiers résultats tangibles se font attendre. La parité dans les nominations décidées par le gouvernement ? Elle a été atteinte, pour la première fois, lors du Conseil des ministres du 3 octobre, mais le bilan depuis juin n’est pas fameux : 11% de femmes pour 89% d’hommes.

Bercy et le Quai d’Orsay peinent aussi à se féminiser

A plusieurs reprises, François Hollande a appelé à la vigilance. Sans toujours être écouté. Des incidents ont ainsi opposé Bercy et les Droits des femmes, à propos de la Banque publique d’investissement, du Haut Conseil des finances publiques ou de la BCE. Le Quai d’Orsay peine aussi à se féminiser. En janvier, le renouvellement d’un tiers du CSA, où ne siègent, pour l’instant, que trois femmes sur neuf membres, sera le véritable test de la volonté de la majorité en la matière.

Autre promesse difficile à concrétiser, le renforcement des sanctions à l’encontre des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale. Un décret est en cours de préparation - une première version a été soumise aux partenaires sociaux le 9 octobre -, mais il est pour l’instant minimal, en raison, notamment, des réticences de l’administration du Travail, qui craint d’être surchargée avec cette mission supplémentaire.

Enfin, l’engagement de campagne de supprimer la dotation publique aux partis qui ne présenteraient pas des candidatures paritaires ne verra jamais le jour. Lire la suite sur l’express.fr

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