Présidentielle au Sénégal : alliance renforcée autour de Macky Sall

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Un rassemblement a eu lieu dimanche à Dakar à cet effet, précédé samedi de la création d’une nouvelle coalition pour le rival de Wade.

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« Nous voulons un Sénégal nouveau, une République nouvelle basée sur des principes et des valeurs positives de notre société. Nous mettrons un terme à la gabegie et la corruption et ferons les ruptures nécessaires pour que le Sénégal redevienne une démocratie moderne », a martelé Macky Sall, durant son meeting sur deux jours à Dakar. « J’ai entendu dire que Macky Sall est le candidat des blancs. Je suis le candidat du peuple sénégalais, je ne suis l’otage d’aucune puissance étrangère, d’aucun groupe de pression », a-t-il ajouté en réponse aux critiques de certains responsables du pouvoir.

Le candidat visiblement « aimé » des sénégalais s’exprimait devant plusieurs milliers d’opposants rassemblés dimanche dernier à la Place de l’Obélisque à Dakar. Entouré de candidats battus au premier tour le 26 février dernier, tous appelé à le soutenir au second tour pour l’extermination du régime du président-candidat, Abdoulaye Wade. Le rassemblement, à l’initiative du Mouvement du 23 juin (opposition et société civile), a été organisé en hommage au peuple sénégalais et à ses martyrs après des violences préélectorales qui ont fait de 6 à 15 morts dans la contestation de la candidature de M. Wade, jugée "illégale" par l’opposition. Samedi déjà, les douze candidats s’étaient joints à Macky Sall pour mettre en place le Rassemblement des forces du changement (RFC)/Benno bok Yaakkar (unis pour le même espoir, en langue wolof), nouvelle coalition qui va désormais porter la candidature de M. Sall. Le RFC "est donc désormais, le cadre privilégié de toutes nos actions. C’est la synergie de toutes nos forces, de nos énergies et de nos moyens. Ensemble nous irons à la conquête des suffrages, ensemble nous gagnerons et ensemble nous allons gérer le Sénégal", a affirmé M. Sall à la presse, en présence de neuf des douze candidats battus au premier tour ou de leurs représentants.

De son côté, le président Wade, 85 ans et au pouvoir depuis 2000, et pointe un doigt accusateur sur l’Occident, continue sa tournée chez les chefs religieux entamée depuis l’ouverture jeudi dernier, de la campagne électorale pour le second tour. Samedi soir, il a rencontré Serigne Modou Kara Mbacké, un chef religieux mouride, une influente confrérie au Sénégal à laquelle appartient M. Wade, à qui il a demandé une consigne de vote en sa faveur.

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