Prison ferme requise contre les dealers présumés de Jean-Luc Delarue

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Six mois à deux ans de prison ferme ont été requis par le procureur contre les cinq hommes qui approvisionnaient en drogue l’animateur-producteur.

Des peines d’emprisonnement assorties de fortes amendes ont été requises mardi à Nanterre contre les cinq hommes soupçonnés d’avoir participé au trafic de cocaïne qui ravitaillait Jean-Luc Delarue.

Compte tenu de son état de santé, M. Delarue, poursuivi dans cette affaire pour acquisition et détention de cocaïne, sera jugé le 1er février par la 12e chambre correctionnelle de Nanterre, qui avait prononcé lundi la disjonction de son cas.

Pour le représentant du ministère public, ce réseau de distribution de cocaïne était “extrêmement bien huilé avec des techniques extrêmement bien pensées”.

“Faire pencher la balance coût-avantage”

“Lors de ce procès, on se serait cru dans un séminaire d’HEC”, a relevé Alexandre Julien. A la tête de ce réseau, un homme de 29 ans “intelligent” qui a utilisé des techniques “marketing” : "Stratégie du prix selon les clients, grande réactivité avec une capacité de livrer en temps et en heure, un produit pas coupé et une fidélisation du consommateur”, a expliqué Alexandre Julien.

Concernant les consommateurs, le procureur a invité le tribunal à “faire pencher la balance coût-avantage” en prononçant une sanction “dissuasive”, “quelle que soit l’attitude, ou la repentance, affichées au procès” par les onze “toxicomanes”, poursuivis pour acquisition et détention de cocaïne. Le magistrat a demandé leur condamnation “symbolique” à une peine d’un mois de prison avec sursis et des amendes oscillant entre 1500 et 5000 euros.

Par ailleurs, une peine de 15 mois de prison avec sursis et une amende de 15 000 euros ont été requises contre une galeriste de 36 ans, qualifiée de “grosse consommatrice” mais aussi de “cheville ouvrière de ce réseau” puisqu’elle a servi d’intermédiaire, parfois contre rétribution, à plusieurs consommateurs dont Jean-Luc Delarue.

Un trafic dévoilé par un appel anonyme

C’est un renseignement anonyme qui avait mis les policiers sur la piste de ce vaste trafic de cocaïne dirigé par téléphone par un homme surnommé “KIKS”.

Le placement sur écoute de plusieurs lignes téléphoniques avait mis au jour un trafic bien rodé, avec des commandes par SMS jamais inférieures à moins de 2 grammes de cocaïne, toujours envoyées aux membres du réseau avant 18h. Selon les écoutes, une quarantaine de personnes s’approvisionnaient via ce réseau. Le procès se poursuit mercredi avec les plaidoiries de la défense.

Le jugement sera mis en délibéré à une date ultérieure.

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