Premier tour de la présidentielle 2012 : Hollande devance Sarkozy, la surprise Le Pen

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Première surprise : la forte participation. Contrairement à certaines craintes, les Français se sont fortement mobilisés dimanche pour le premier tour de l’élection présidentielle, avec une participation un peu supérieure à 80 %, selon les instituts de sondage, l’un des taux les plus élevés depuis l’instauration de l’élection du président de la République au suffrage universel.

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Sans égaler le record de participation de 2007, où l’abstention n’avait été que de 16,2% au premier tour, on se situerait dans un étiage proche des premiers tours de 1995 (21,6 % d’abstention), 1988 (18,6 % d’abstention ou 1981 (18,9 % d’abstention).

François Hollande, 28,8 %  : le succès. Pour François Hollande, c’est une première victoire. Avec 28,8 %, selon les estimations de notre partenaire Ipsos à 21 h 45, le candidat PS est en tête au premier tour, avec un score quasi-record pour un candidat socialiste au premier tour : à l’exception toutefois du score record de François Mitterrand en 1988 (34,11 %), aucun autre socialiste n’a atteint un tel niveau. Alors que sa campagne était jugée comme manquant de ferveur, le candidat PS a su réunir sous son nom les électeurs de gauche, et part avec un avantage certain face à son adversaire UMP.

Nicolas Sarkozy, 26,1 %  : la déception. Nicolas Sarkozy est crédité de 26,1 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, selon les estimations de l’institut Ipsos dont nous disposons à 21 h 45. Le président-candidat arrive deuxième derrière le socialiste François Hollande, et se qualifie ainsi pour le second tour. Mais en recueillant seulement 26,1 % des voix, M. Sarkozy obtient un score légèrement inférieur à ceux dont il était crédité dans les intentions de vote d’avant premier tour. Surtout, le candidat UMP ne parvient pas à rééditer sa performance de 2007 : arriver en tête du premier tour pour créer une dynamique susceptible de lui donner des chances de l’emporter au second. Il a un score qui le rapproche de celui de Marine Le Pen, du Front national, dont il s’était attiré les voix en 2007.

Marine Le Pen, 18,5 %  : la surprise. C’est elle le ’troisième homme". Marine Le Pen est créditée de 18,5 % des voix, selon les estimations fournies par l’institut de sondage Ipsos à 21 h 45, prenant ainsi la troisième place après François Hollande et Nicolas Sarkozy et reléguant Jean-Luc Mélenchon hors du podium. Si elle était créditée de près de 20 % d’intentions de vote en janvier 2012, la candidate du parti d’extrême droite avait toutefois vu les sondages se tasser au fil des mois pour s’établir entre 14 % et 17 %. Avec ce score, Marine Le Pen dépasse celui de son père en 2002 (16,8 %), ce qui lui permet d’aborder les législatives en position de force. Elle peut tenter de bousculer le jeu à droite.

Mélenchon, 11,7 %  : le pari perdu mais le score record. Jean-Luc Mélenchon est crédité de 11,7 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, selon les estimations de l’institut Ipsos dont nous disposons à 21 h 45. Le candidat du Front de gauche se classe ainsi quatrième, derrière la candidate du FN, Marine Le Pen, qu’il espérait devancer. Mais il devance le candidat du MoDem, François Bayrou. M. Mélenchon réalise un score inférieur aux intentions de vote dont il était crédité avant le premier tour (12 % à 15 %). Parti en campagne avec 5 % des intentions de vote, celui qui a réussi à occuper tout l’espace à la gauche du PS estimait dans les jours précédant le scrutin que son résultat pouvait être d’ores et déjà considéré comme "un succès". Son score est loin d’être un échec : M. Mélenchon multiplie par six le résultat de la candidate du Parti communiste en 2007, Marie-George Buffet, qui avait atteint 1,93 % des voix.

François Bayrou, 8,8 % : en chute. François Bayrou ne parvient pas à rééditer son succès de 2007. Avec moins de 10 %, le centriste n’a pas su séduire un électorat sans doute plus polarisé qu’en 2007 autour du duel gauche-droite. Face à deux candidats qui ont eux aussi beaucoup parlé de dette et de déficits, le centriste n’a pu incarner à plein l’aternative "responsable" qu’il cherchait à figurer. Lire la suite sur lemonde.fr

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