Sénégal : Abdoulaye Wade vote sous l’humiliation

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Le chef de l’Etat sortant du Sénégal, a voté ce dimanche à Dakar sous les huées de centaines de personnes.

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Accompagné de son fils Karim, de sa fille Sindiély, et du ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom, le président Wade a voté dans un bureau du quartier du Point E à Dakar, non loin de l’une de sa résidence privée. Très vite reparti après avoir accompli son devoir de citoyenneté, le président n’a pas pu échapper à l’humiliation de certaines populations, qui lui ont crié dessus. Par ailleurs, l’on a remarqué depuis l’ouverture des bureaux de vote ce matin, une forte mobilisation des sénégalais, au premier tour d’une présidentielle dite à risques. « Les Sénégalais se sont ainsi mobilisés pour l’élection présidentielle la plus tourmentée de leur histoire », constate un journaliste de l’AFP. Une élection qui se tient à la suite de moult violences meurtrières ayant marqué la contestation de la candidature du chef de l’Etat sortant Abdoulaye Wade dont la sortie de ce dimanche, jour de vote, a été huée à Dakar.

Il faut dire que les tensions politiques dans ce pays qui fait figure de modèle démocratique dans une Afrique de l’Ouest faite instabilité, ont fait craindre une fuite en avant. Raison pour laquelle, l’Union Africaine a déplacé un émissaire sur le sol sénégalais pour une observation. L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des observateurs de l’Union africaine (UA,) est allé ainsi samedi dernier, proposer d’ « échapper au chaos » en limitant à deux ans le mandat du président sortant s’il était réélu. Mais cette entrée a été rejeté avec véhémence, à la fois par le camp de M. Wade et par l’opposition qui a proposé quant à elle, un nouveau scrutin sans Wade.

Après avoir voté, Abdoulaye Wade est reparti, sans faire de déclaration à la presse, pourtant présente. Alors que au même moment, un de ses principaux adversaires, -son ex-Premier ministre- Idrissa Seck, a voté dans sa ville de Thiès (ouest) en affirmant aux journalistes de la presse locale, qu’ « il y a une candidature illégale que les électeurs doivent éliminer de leur choix, en référence à celle du président Wade ».

Bien qu’aucun taux de participation officiel n’ait été publié, journalistes et observateurs ont pu constater que de longues files d’attente formées dans la matinée d’hier devant les bureaux de vote, tant à Dakar et ses banlieues que dans plusieurs villes de province, donne l’impression d’un scrutin qui aura été bien couru.

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