Sénégal : Encore des barrières policières

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A quatre jours de la présidentielle, la police sénégalaise a empêché un nouveau rassemblement d’opposants à Abdoulaye Wade.

Des sources concordantes font savoir depuis lundi dernier, que six personnes déjà, ont perdues la vie lors des derniers affrontements. Et parmi ceux-ci, « deux manifestants qui ont péri vendredi dernier (un jeune de 18ans et un étudiant de 22ans) », signalent les mêmes sources. Par ailleurs, deux ONG de défenses des droits de l’Homme évoquent depuis hier, neuf morts et des dizaine de blessés. Elles ont outre mesure, dénoncé à l’égard des forces policières, une sorte d’ « usage disproportionné de la force ».

C’est ainsi que dans son action d’empêcher toute manifestation du Mouvement du 23 juin (M23), la police, a bouclé les accès qui convergent à la place de l’Indépendance, où se tiennent les cortèges. Et pour y accéder, c’est le candidat d’opposition Cheikh Bamba Dièye qui le premier, a tenté d’y aller. "Je suis obligé de mendier ma liberté pour qu’on me laisse le droit de passer", a-t-il déploré. Face aux journalistes, Cheikh Bamba a fait savoir hier, qu’il n’irait pas à une quelconque confrontation avec les forces de l’ordre, qu’il respecte bien. Et du coup, les jeunes quant à eux ont pris la relève.

Dans la soirée de lundi dernier, un groupe de ces jeunes nationalistes soutenant l’ex-premier ministre, Moustapha Niasse, a également tenté en vain, de se rendre sur la place de l’Indépendance. Peu avant leur déploiement, se sont les candidats Djibril Ngom et Idrissa Seck qui se sont vus répudiés par le commissaire central de Dakar, le nommé Harona Sy. En retroussant chemin hier, l’un l’opposant Djibril Guissé, a fait montre de leur détermination à s’opposer contre la candidature de Me Wade. « Nous reviendrons, ce n’est pas une place privée, encore mois une propriété d’Abdoulaye Wade. C’est la place du peuple », a-t-il lancé, selon l’AFP.

Dans un tel climat de tensions intenses, l’ex-président du Nigéria Olusegun Obasanjo se rendra aujourd’hui à Dakar, avec sa délégation, pour observer le scrutin de dimanche prochain pour le compte de l’Union Africaine.

Mais à l’évidence selon le M23, M. Wade qui a déjà exécuté ses deux mandats entre 2000 et 2007, n’est plus en droit de se représenter. Ce que fustigent les partisans du président sortant. Ceux-ci, pensent que les réformes constitutionnelles donnent droit à leur candidat de se représenter.

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