Sénégal : le nouveau président répondra à d’immenses attentes

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Passée l’euphorie de la victoire, le nouveau président sénégalais Macky Sall, tombeur d’Abdoulaye Wade, devra dès ce lundi, se préparer à répondre aux immenses attentes de ses compatriotes.

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La reconnaissance très rapide par le président Wade de sa défaite, avant même la publication des premiers résultats officiels, a surpris. C’est une attitude qui n’a fait qu’illustrer son ampleur, les premières estimations officieuses donnaient environ 70% des voix à Macky Sall. La victoire a été célébrée comme il se doit dans la nuit par des milliers de Dakarois en liesse, criant leur joie, dansant et chantant au son des djembés (tam-tam) et du mbalax, la musique la plus populaire du Sénégal, poussée à fond. Elle a été saluée à l’étranger, en particulier en France, par le président Nicolas Sarkozy pour qui, il s’agissait d’une "très bonne nouvelle pour l’Afrique en général et pour le Sénégal en particulier".

Du côté de l’Union africaine (UA) également, l’élection sénégalaise fait "honneur non seulement (au Sénégal) mais au continent (africain) tout entier". Dans sa première déclaration publique après son succès, Macky Sall souligne que « l’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », dit-il. De faite, la victoire de Machy Sall, est une victoire pourrait-on dire de la démocratie, d’ autant plus qu’elle est remarquable et encensée dans partie troublée de l’Afrique, qu’elle est intervenue quatre jours après un coup d’Etat militaire au Mali voisin ayant renversé le régime du président Amadou Toumani Touré avant une présidentielle qui y était aussi prévue le 29 avril.

Dans un entretien accordé à l’AFP à la veille de son élection, M. Sall, plusieurs a indiqué avoir plusieurs urgences, dont la « situation dramatique des finances publiques » et « le règlement de la situation alimentaire préoccupante de plus de 800.000 Sénégalais" menacés de famine dans le nord du pays à cause de la sécheresse. Preuve que ce dernier, compte répondre à une liste d’attente qui se veut longue. Ainsi, face à une pauvreté aussi ambiante, qui frappe une grande partie de la population sénégalaise le président devra plancher sur une pléthore de dossiers. Par exemple, M. Sall entend coute que vaille, revoir « très rapidement la gouvernance » dans le pays dont il a désormais la charge.

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