Sénégal : Macky Sall prête serment pendant que le voisin malien s’enlise dans la crise.

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Macky Sall, 50 ans, vainqueur du second tour à la présidentielle sénégalaise du 25 mars, a été installé ce lundi 3 avril.

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“ Devant Dieu et devant la nation sénégalaise, je jure de remplir fidèlement ma charge de président de la République, d’observer et de faire observer les dispositions de la Constitution, de respecter les institutions (...)”  a déclaré le nouveau président, hier sous les applaudissements de plus de 2000 invités. Parmi eux, figuraient une dizaine de chefs d’Etat africains, dont la Libérienne Helen Johnson Sirleaf, l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso et le Béninois Yayi Boni, président en exercice de l’Union africaine (UA). Côté occident, la France, était représentée par son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Seulement, le voisin le plus proche du pays de la Teranga, le Mali n’était pas aux festivités. Et pour cause, le pays traverse la crise la plus grave qu’il ait connu depuis son indépendance.

En effet, au moment où le Sénégal grandit sa démocratie, ce sont les coups de feu qui retentissent du côté du Mali, où, deux villes sont tombées sous les cribles d’une rébellion qui rend tout raide. Même les institutions. Le président Sall, ne s’est certes, pas rendu à l’ouverture du sommet de la Cédéao, mais aura sans doute parmi la multitude de dossiers qui l’attendent, celle de la stabilité de son voisin, le Mali, ce pays qu’on croyait pourtant compter parmi les plus stables d’Afrique.

Dès mardi, Macky Sall, qui avait bénéficié du soutien de l’ensemble de l’opposition pour le second tour, devrait faire connaître son nouveau Premier ministre et son équipe gouvernementale. Le nom de Jacques Diouf, ancien président de l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a été cité par la presse sénégalaise pour prendre la tête du gouvernement. Qu’à cela ne tienne, rien n’a encore été officialisé. Donc le suspens demeure sur le chef du gouvernement. Du côté de l’opposition qui l’a soutenu, les attentes sont aussi grandes. En plus de l’épineux problème de pauvreté dans lequel croupissent certaines populations sénégalaises, Macky Sall compte aussi se pencher avec acuité sur le cas du conflit de la Casamance. Cette région du Sud du Sénégal plombée par les rebelles depuis une trentaine d’années.

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