Syrie : des dizaines de femmes et d’enfants massacrés à Homs

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Une cinquantaine de corps de femmes et d’enfants carbonisés, égorgés ou poignardés ont été découverts à Homs, ce lundi 12 mars 2012, dans le centre de la Syrie.

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Ce carnage est attribué par des militants, aux forces gouvernementales et par la télévision officielle, à des gangs terroristes. L’opposition a appelé à une intervention militaire internationale et arabe urgente alors qu’au Conseil de sécurité de l’ONU, les chefs de la diplomatie des Etats-Unis et d’Europe d’une part et de la Russie de l’autre continuent d’afficher leurs divergences sur la situation en Syrie. Selon l’AFP, Les corps d’au moins 26 enfants et 21 femmes ont été retrouvés gisant dans une mare de sang, dans les quartiers de Karm al-Zeitoun et Al-Adawiyé. Certains étaient égorgés, d’autres poignardés, par les milices pro-régime qui participent à la répression, selon le témoignage d’un militant. « Certaines femmes ont été violées avant d’être tuées », a poursuivi ce membre de la Commission générale de la révolution syrienne.

L’on a également via certaines vidéos et même des photos diffusées sur internet, aperçu des enfants à la tête ensanglantée et au visage mutilé, ainsi que des corps complètements carbonisés, égorgés ou poignardés. Alors que plusieurs centaines de familles sont en fuite, les Comités locaux de coordination (LCC), qui animent la mobilisation contre le régime du président Bachar al-Assad sur le terrain eux, ont appelé à une journée de deuil ce mardi à travers la Syrie. Il a ainsi demandé que soient fermés, commerces, écoles, universités et routes à cet effet. Le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l’opposition, a également appelé à la mise en place « d’une zone d’exclusion aérienne et de frappes », contre l’appareil militaire du régime d’al-Assad.

A New York, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a appelé la Chine et la Russie à changer de position sur la Syrie, en demandant à "toutes les nations" de soutenir le plan de la Ligue arabe pour le règlement de la crise. Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, a laissé entendre pour sa part, que « Les autorités syriennes devront répondre de leurs actes devant la justice internationale ». Par contre, son homologue russe, Sergueï Lavrov, a jugé que « les sanctions unilatérales, les tentatives pour favoriser un « changement de régime à Damas et les encouragements donnés à l’opposition armée constituaient des recettes risquées d’ingénierie géopolitique qui ne peuvent aboutir qu’à une extension du conflit ». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé le président Assad à « agir dans les jours prochains » pour répondre aux propositions de l’émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, transmises par Kofi Annan lors de sa dernière visite en Syrie, pour mettre un terme aux violences. Ce dernier a quitté Damas dimanche dernier, à l’issue d’une visite de deux jours après avoir présenté à M. Assad une "série de propositions concrètes" en vue d’arrêter le bain de sang.

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