Syrie : l’ONU adopte une résolution d’accès aux humanitaires

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Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté ce jeudi une résolution appelant, une fois de plus, le gouvernement syrien à mettre fin aux violations des droits de l’homme en Syrie.

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appelant le régime de Bachar al-Assad à autoriser un « accès sans entrave » à l’ONU et aux agences humanitaires, les 47 Etats membres du Conseil des droits de l’homme ont procédé, à la demande de la Russie, au vote du projet de résolution, adopté par 37 voix pour, trois contre (Russie, Chine et Cuba). Par ailleurs, trois pays se sont abstenus (Equateur, Inde, Philippines). Ainsi, le texte, intitulé « violations de plus en plus graves des droits de l’homme et aggravation de la situation humanitaire en Syrie », a été proposé en début de semaine par le Qatar et la Turquie avant d’être cosigné par une soixantaine de pays, dont certains ne sont pas membres du Conseil.

Le document souligne en effet, la « nécessité de répondre de façon urgente aux besoins humanitaires » de la population et dénonce le manque d’accès à la nourriture, aux médicaments de base et au carburant, ainsi que les menaces et actes de violence faites au personnel médical, patients et les installations de santé. Il condamne énergiquement les violations continues, généralisées et systématiques des droits de l’homme et des libertés fondamentales par les autorités syriennes et appelle le gouvernement syrien à mettre immédiatement fin à toutes les violations des droits de l’homme et à cesser toute violence.

La résolution appelle le régime de Bachar al-Assad à autoriser cet accès libre et sans entrave à aux agences humanitaires afin de procéder à une évaluation complète des besoins à Homs et dans d’autres régions de la Syrie. Accès, qui doit également permettre aux agences humanitaires de livrer des articles de première nécessité et (d’offrir) des services à tous les civils affectés par la violence, en particulier à Homs, Deraa, Zabadani et dans d’autres régions assiégées par les forces de sécurité syriennes.

L’aggravation de la situation humanitaire en Syrie a dominé cette semaine les débats à Genève au Conseil des droits de l’homme, la Haut commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, exigeant un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" en Syrie et faisant état d’une "rapide détérioration des droits de l’homme depuis le 13 février. Environ 7.500 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la répression en mars 2011, indique l’ONU.

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