Tunis : une réunion internationale pour tenter d’acculer le régime de Damas

Partager :

JPEG - 21.7 ko

Le président tunisien Moncef Marzouki a appelé ce vendredi à la création d’une "force arabe" en Syrie pour "accompagner les efforts diplomatiques" et évoqué un éventuel refuge en Russie pour le président Bachar al-Assad.

A l’ouverture d’une conférence réunissant 60 pays, ce vendredi 24 février 2012 à Tunis, le président tunisien Moncef Marzouki a appelé à la création d’une "force arabe" en Syrie qui"accompagnera les efforts diplomatiques". Il a également évoqué un éventuel refuge en Russie pour le président Bachar al-Assad. "La situation actuelle en Syrie, exige une intervention arabe dans le cadre de la Ligue arabe, une force arabe pour préserver la paix et la sécurité, et pour accompagner les efforts diplomatiques. « La Ligue arabe devra également convaincre Bachar de partir », a déclaré M. Marzouki.

Il a également demandé que soit accordée "l’immunité judiciaire" au président syrien ainsi qu’à sa famille, tout en évoquant un éventuel refuge en Russie pour le dirigeant syrien. « Il faut chercher une solution politique, comme accorder au président syrien, sa famille et des membres de son régime un immunité judiciaire et un endroit pour se réfugier que la Russie peut offrir », a ajouté M. Marzouki. Les participants à la conférence de Tunis ont également abordé un plan d’aide humanitaire, un début de reconnaissance de l’opposition syrienne, et le soutien à la transition démocratique. De son côté, les pays de la Ligue arabe, l’Union européenne, les Etats-Unis, représentés par la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la Turquie et différentes composantes de l’opposition syrienne ont longtemps discuté ce vendredi sur ces problématiques dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis.

Le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem a déclaré que la communauté internationale va transmettre un message fort et clair au président syrien Bachar al-Assad pour "arrêter les crimes en Syrie". L’urgence, pour la communauté internationale, est de trouver les moyens de venir en aide au peuple syrien, écrasé par la répression du régime - plus de 7.600 morts en onze mois- et coupé du monde, particulièrement à Homs, ville pilonnée sans relâche depuis trois semaines. Quatre-vingt-six personnes, en majorité des civils, ont été tués à travers le pays pour la seule journée de jeudi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, et deux civils ont déjà été tués vendredi matin par des bombardements à Homs.

Selon une ébauche de la déclaration finale relayée par des sources de l’opposition syrienne, la conférence pourrait appeler les autorités de Damas à mettre en œuvre un appel à cessez les violences et permettre l’accès des agences humanitaires aux populations en détresse. De même que d’autres options telles que la création de zones sécurisées dans les régions frontalières de la Syrie, défendue par l’opposition ou l’idée de « corridors humanitaires » soutenue par Paris mais rejetées par Moscou pourraient être évoquées.

Jusqu’à tard hier vendredi, les discussions les plus avancées portaient sur « une trêve quotidienne de quelques heures », proposée par le Comité international de la Croix Rouge, selon un diplomate européen.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?