De Sarkozy à Hollande : plus ça change, plus c’est pareil

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François Hollande n’aura jamais connu d’état de grâce à proprement parler. Il n’a pas commencé son mandat en fanfare comme Nicolas Sarkozy. Mais, selon deux études publiées lundi par les instituts de sondages BVA et LH2, sa chute dans les sondages est bien plus préoccupante puisqu’elle se double d’une impopularité de son premier ministre.

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En effet, selon une enquête de LH2 pour Le Nouvel Observateur. Seules 40% des personnes interrogées ont “une opinion positive” de François Hollande (49% à la mi-septembre), tandis que 52% en ont “une opinion négative” (43% à la mi-septembre), dont 21% “très négative”. 8% ne se prononcent pas.

Selon une autre étude faite par BVA pour Orange, L’Express et France Inter, 53% des personnes interrogées ont “une mauvaise” opinion du président François Hollande, qui perd deux points et 49% de Jean-Marc Ayrault, qui en cède trois.

Seules 44% des personnes interrogées ont “une bonne opinion” de François Hollande (46% à la mi-septembre), tandis que 55% en ont “une mauvaise opinion” (53% à la mi-septembre), dont 23% “très mauvaise”. 1% ne se prononce pas.

Le solde négatif s’accroît donc pour le chef de l’Etat, atteignant “des profondeurs” que Nicolas Sarkozy “avait mis près d’un an (février 2008) à atteindre”, commente BVA. Dans l’enquête de BVA, Jean-Marc Ayrault fait l’objet de jugements majoritairement négatifs pour la première fois depuis sa prise de fonctions.

Ce gouvernement est-il trop normal pour une crise exceptionnelle ?

Alors que septembre montrait un équilibre (49% de bonnes opinions et autant de mauvaises), le Premier ministre recueille en octobre 46% de “bonnes opinions”, mais 52% de « mauvaises » (+3 points, dont 18% de “très mauvaises”). 2% sont sans avis.

Ses sondages sont publiés alors que des couacs se multiplient, les Verts et le front de gauche sont sans concession. La maladresse de Vincent Peillon apparait donc comme un symptôme qui conforte les analyses des instituts de sondage.

Le président Hollande est-il trop normal pour une crise exceptionnelle ? Le changement de style ne suffit manifestement pas aux Français qui sont venus de chauds partisans des résultats, ils veulent des résultats pour tout de suite, François Hollande demande lui d’être jugé à la fin de son mandat. Nicolas Sarkozy avait eu les mêmes exigences, avec la fin que l’on sait.

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