Le procès de régis de Camaret débute jeudi

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L’entraîneur de tennis Régis de Camaret, 70 ans, comparaît à partir de jeudi 15 novembre devant les assises du Rhône pour les viols sur deux joueuses mineures lorsqu’il dirigeait le club des Marres à Saint-Tropez.

Les faits se seraient déroulés, il y a plus de vingt ans. Une vingtaine de ses anciennes joueuses l’affronteront à la barre comme témoins.

Le septuagénaire, figure du tennis français qui avait notamment entraîné l’ex-numéro 3 mondiale Nathalie Tauziat, encourt 20 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le 23 novembre.

En 2009, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait prononcé un non-lieu dans ce dossier, invalidé par la Cour de Cassation en 2011. La cour d’appel de Lyon renvoyait alors Régis de Camaret devant les assises pour “viols”’ et “tentatives de viols” sur mineures de moins de 15 ans par personne ayant autorité.

Une autobiographie révèle les faits

L’affaire a débuté en 2005 par une plainte d’Isabelle Demongeot, ancienne n°2 française, pour des viols que lui aurait infligés par son ancien entraîneur Régis de Camaret entre 1980 et 1989 alors qu’elle était interne au tennis-club des Marres à Saint-Tropez (Var).

Ces faits étaient prescrits mais les déclarations relatées dans son autobiographie “Service volé” ont conduit une vingtaine d’anciennes joueuses à dénoncer elles aussi des viols et agressions sexuelles, commis principalement dans les années 1980. Seulement deux d’entre elles, aujourd’hui âgées de 36 ans, ont porté des accusations non prescrites, remontant à 1989-1991, et seront parties civiles à Lyon. Elles pourront néanmoins s’appuyer sur les déclarations des autres victimes présumées,
citées comme témoins.

De son côté, l’accusé évoque un “jeux d’amour” et des “bisous dans le cou avec Isabelle Demongeot, il “conteste les faits et réserve ses explications à la cour d’assises”, selon l’un de ses avocats, Me Emmanuel Daoud.

“Ça n’a jamais été une relation amoureuse, je n’ai jamais eu aucun désir pour cet homme”, insiste Isabelle Demongeot dans les médias.

Avant d’être renvoyé devant les assises, Régis de Camaret avait bénéficié d’un non-lieu, le juge d’instruction chargé du dossier estimant alors que les charges retenues contre lui étaient insuffisantes.

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