Manuel Valls serait très apprécié des policiers

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Bien des policiers trouvent au nouveau ministre de l’Intérieur des qualités dignes de celles de Nicolas Sarkozy et saluent son pragmatisme. Cela suffit-il pour en faire un homme de droite ?

Les policiers de droite apprécient leur nouveau ministre de gauche. A en croire Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance, très sarkophile syndicat de gardiens de la paix, Manuel Valls bénéficie d’un "a priori favorable".

Et pour cause. “Il diffère finalement très peu de ses prédécesseurs, Sarkozy, Hortefeux ou Guéant”, juge le responsable syndical. Valls est précédé d’une réputation d’élu de terrain, favorable aux polices municipales et à la vidéosurveillance, deux dispositifs défendus par l’ancienne majorité et qu’il a repris à son compte dans sa ville d’Evry.

Il n’a pas attendu d’être nommé Place Beauvau pour prôner le pragmatisme en matière de sécurité. En 2011, dans son livre intitulé Sécurité, la gauche peut tout changer (Editions du Moment), le futur candidat à la primaire du Parti socialiste utilisait déjà des formules chocs : “Je veux réhabiliter l’ordre en tant que tel, dans ses vertus structurantes et libératoires pour l’individu.”

Aujourd’hui encore, certains de ses propos ont une double filiation : “L’insécurité est une injustice supplémentaire pour les plus faibles”, dit-il, comme Jospin avant lui et, plus récemment, Nicolas Sarkozy.

Solidaire à l’égard des forces de l’ordre

Quant à son volontarisme, il rappelle celui de son prédécesseur en 2002. Le 17 mai, le lendemain de son entrée en fonction, Manuel Valls se rend à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), pour apaiser une grogne policière. Le 18 juin, il prend l’avion pour le Var, alors que deux femmes gendarmes viennent d’être tuées lors d’une intervention.

Cette solidarité manifestée aux forces de l’ordre était aussi la marque de fabrique de Nicolas Sarkozy. A la différence de son ami Daniel Vaillant, ministre (PS) de l’Intérieur de 2000 à 2002, Manuel Valls revendique le rôle de “premier flic de France”. Lorsque l’on évoque devant lui la ressemblance avec l’ancien chef de l’Etat, il ne s’en offusque pas.

Mais lors d’un déplacement à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), le 10 juin, après la collision entre une voiture de la BAC et un scooter, il estime s’être démarqué du style Sarkozy en rendant visite à tous les protagonistes du drame. “C’est une question d’attitude, insiste-t-il.

Le ministre de l’Intérieur peut à la fois soutenir la police, ne pas douter de l’explication donnée, et faire un geste vis-à-vis de la famille du blessé.”Lire la suite sur lexpress.fr

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