Petit tour d’horizon des pratiques ancestrales africaines, dégradantes pour les femmes

Partager :

L’excision et la polygamie sont les pratiques ancestrales les plus connues en France. Mais il existe d’autres coutumes marginales. Petit inventaire de ces horreurs qui restent le fait de populations peu instruites, mais que la loi et des morales particulières continuent de protéger.

JPEG - 23 ko

Le repassage des seins : l’indication contenue dans Wikipedia selon laquelle près d’un quart des Camerounaises aurait subi les traumatismes de cette pratique est excessive. Il s’agit d’un phénomène réel mais marginal, qui consiste à empêcher le développement prématuré de la poitrine des jeunes filles, en les massant avec des objets chauffés tels que des pilons, des pierres, des morceaux de bois.

L’excision : souvent désignée comme une pratique ancestrale, elle est répandue en Afrique de l’Ouest. Le Comité interafricain de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé de la femme et des enfants (CI-AF) a mené de grandes campagnes de sensibilisation des les régions rurales de nombreux pays. Amnesty International mène par exemple des campagnes contre les MGF (mutilations génitales féminines).

Le mariage forcé : ce sont souvent des mariages précoces, de filles d’à peine dix ans, ayant interrompu leur scolarité et servant souvent de monnaie d’échange pour régler une dette entre deux familles ou améliorer les ressources financières de parents avides.

Les veuves : la condition des femmes veuves résulte de l’action conjointe des coutumes d’un autre âge et de dispositions légales peu protectrices à leur endroit. Le lévirat, qui consiste à faire d’une veuve la femme de son frère a été un facteur d’expansion du sida et depuis dénoncé comme tel. Dans des contrées reculées du Burkina Faso, du Togo, du Sénégal, etc., on a observé les survivances de ce type particulier de mariage. En Afrique centrales, le gouvernement camerounais, à travers le ministère de la promotion de la femme, indique dans son site internet qu’il enregistre chaque jour des plaintes consécutives à des rites de veuvage particulièrement dégradants.

Les femmes et les enfants sont le plus souvent les victimes de ces traitements dégradants.

C’est surtout de l’action des associations humanitaires que certaines améliorations sont enregistrées. La plupart des gouvernements ayant fort à faire avec des difficultés économiques et des questions de libertés publiques, ces dérives marginales indiffèrent ou sont passées sous silence, jusqu’à ce que des regards extérieurs s’en scandalisent.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?